Press "Enter" to skip to content

La médina de Rabat

Le site naturel magnifique et stratégique, à l’embouchure du fleuve Bou Regreb avait intéressé au cours des siècles les Phéniciens, les Romains et les Almohades. A la fin du XIIème siècle, le souverain Yacoub El Mansour voulait en faire son Alexandrie et commença des travaux d’envergure, dont il demeure la Tour Hassan, minaret à l’image de la Koutoubia de Marrakech, la Kasbah et les murailles percées de cinq portes.

Il nomma la ville Rabat El Fath, Ribat de la Victoire, d’après le couvent fortifié (ribat) où les moines-soldats avaient été battus lors des guerres saintes. Les andalous chassés progressivement d’Espagne contribuèrent au développement de la ville. En même temps que le commerce prospérait, la cité et surtout sa jumelle Salé devenaient aussi un repaire de pirates et des lieux de passage pour trafics divers. Autres temps, autres mœurs !

Rabat a entrepris une belle restauration de ses monuments et sites remarquables. Depuis 2012, la plupart d’entre eux ont également été inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Unesco : l’andalouse Kasbah des Oudayas (XIIème siècle), bleutée et feutrée, mystérieuse à souhait ; le Chellah, émouvante nécropole Mérinide aux ruines si romantiques ; les remparts crénelés et leurs superbes portes almohades ; l’emblématique Tour Hassan ; le noble mausolée Mohammed V ; la médina des Morisques inchangée et la célèbre rue couverte des Consuls; le riche jardin botanique d’Essais.

Vous aimerez aussi :

Soyez le premier à partager cet article !

Soyez le premier à laisser un commentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.